Les bouchers aveyronnais se décarcassent

Le syndicat des bouchers aveyronnais, dont le vice président Claude Azémar est membre du bureau de l’association des bœufs de Pâques, et, le syndicat des jeunes bouchers du département

présidé par son fils Lucas Azemar sont particulièrement impliqués dans cette manifestation. Ils adhèrent totalement à la philosophie des organisateurs. Ils seront présents durant ces deux jours. Parallèlement au concours ils proposent, pour la quatrième année consécutive, le forum de la boucherie Aveyronnaise. Ils passeront, aussi, derrière les fourneaux, vendredi matin, puisqu’ils prépareront et serviront le petit déjeuner aux tripous de 7h 30à9h30.
A leurs côtés, des apprentis, des
anciens bouchers et un Meilleur
 Ouvrier de France, Didier Massot
 (Lyon) participeront activement
aux animations. Sur leur stand, 
échanges, dégustations seront au programme, le public pourra ainsi jauger la vitalité et le dynamisme de la profession dans son ensemble. Et comme la transmission du savoir faire est essentielle pour ces artisans, ils accueilleront également une classe de CAP boucherie de la chambre des métiers de Rodez.

« Le boucher il y a cinquante ans était abatteur il ne l’est plus! » C’est donc une image résolument moderne - une modernité qui rime aussi avec qualité et ne tranche pas avec la tradition et le savoir-faire - que les jeunes artisans bouchers auront à cœur de présenter ces jours-là. Certes, les émissions de télévision autour des métiers de bouches, ont contribué à donner un nouvel élan à leur profession, mais c’est aussi le fruit d’un long travail de communication et d’échange auprès du grand public pour ces bouchers qui souhaitent parfaitement « s’intégrer au cœur des manifestations agricoles pour ne pas être en rupture avec les éleveurs». «Nous sommes les derniers maillons de la chaîne, on valorise le produit et sommes les interlocuteurs directs du consommateur» souligne Lucas Azemar. En jugeant sur pied la parfaite finition des bêtes et en touchant du doigt l’excellence en matière de qualité de viande et en matière de choix, les bouchers entendent «tenir leur rang» explique Lucas. «La viande achetée en région est revendue en région, la traçabilité c’est aussi ça!»
A la fois ludique et instructive cette rencontre avec les artisans bouchers et leurs apprentis, complétée par les informations sur le stand du CIV (centre d’information des viandes) sera certainement l’occasion de tailler quelques bavettes !

 
Textes et photos: Sylvie Daynac - Le Villefranchois - jeudi 7 mars 2013

 

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