Un moment fort pour BARAQUEVILLE

Au cœur du Ségala, terre de culture et de tradition, se déroulera vendredi 15 et samedi 16 mars, espace Raymond Lacombe à Baraqueville le concours national des bœufs de Pâques. Ce sera la 15ème édition de cette manifestation agricole qui est aussi une belle fête populaire.


Le concours national des Bœufs de Pâques est, avant tout, le rendez-vous économique et agricole du printemps pour les éleveurs et les acheteurs. Sa notoriété est acquise: inscrit au calendrier officiel de la fédération nationale des animaux de boucherie il compte parmi les 30 concours répertoriés en France. Il fait partie des 3 meilleurs concours de France.
Au delà de la valorisation d’un savoir-faire et d’une excellence de production, c’est aussi la mise en exergue du terroir dans son en- semble et du baraquevillois, en particulier. Une animation supplémentaire dans le bourg à laquelle s’associent, chaque année avec toujours plus d’enthousiasme, acteurs économiques et socio- culturel du secteur, une kyrielle de partenaires et les élus. Le concours des Bœufs de Pâques, s’est étoffé au fil des éditions, pour devenir la vitrine de «la qualité et de l’excellence» en matière d’élevage bovin, qui a pignon sur rue, c’est une opportunité de valorisation pour toute une filière.
C’est donc « un moment fort» que s’apprête à vivre Baraqueville, les 15 et 16 mars prochains. Et il se mesure d’abord en chiffres: 400 animaux et 126 éleveurs seront présents sous le foirail, cette année. Un véritable challenge pour les organisateurs. Ils sont fin prêts à relever ce défi, avec le concours d’une équipe de quelques 120 bénévoles (à noter aussi la participation d’élèves du collège de Rignac).
A ces deux journées s’associeront également le syndicat départemental des bouchers (120 adhérents) et celui des jeunes bouchers. Lesquels, d’ailleurs, partagent la philosophie des organisateurs du concours «valoriser le travail et la qualité des productions des éleveurs». ils animeront un forum (le quatrième du genre) proposeront des dégustations et dispenseront généreusement leurs conseils culinaires.
Les éleveurs venus de tout Midi Pyrénées présenteront tout le panel des races à viande françaises locales, le fleuron des charolaises, blondes d’Aquitaine, Aubrac, limousines, parthenaises, croisées...
C’est là, d’ailleurs, une des autres richesses et spécificités de ce concours : toutes les races sont représentées en un même lieu. De plus, cette année, la meilleure bête de chaque race sera récompensée. De nombreux acheteurs de tout l’Hexagone ont confirmé leur venue, de quoi encourager les organisateurs.
La participation à ce concours est une plus-value pour les éleveurs (une moyenne de 300 € de plus par animal), il permet de créer de nouveaux marchés, dynamiser la vente et encourager l’installation des jeunes. Cette manifestation génère, tout de même, un chiffre d’affaire de plus d’un million d’euros.
Comme une passerelle entre ruraux et citadins cette manifestation est également un événement grand public. C’est un autre défi que les organisateurs s’emploient à relever, chaque année ,avec toujours plus d’ardeur pour attirer un maximum de visiteurs hétéroclites, l’accent est aussi mis sur des animations diverses, originales et variées, de nouvelles sont d’ailleurs au programme, comme le concours culinaire le samedi, le déjeuner aux tripous le vendredi matin...


Textes et photos: Sylvie Daynac - Le Villefranchois - jeudi 7 mars 2013

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